Aimer un animal,
c’est aussi comprendre sa place.
Le hérisson d’Europe mérite d’être protégé dans son aire d’origine. En Aotearoa Nouvelle-Zélande, où l’être humain l’a introduit, il menace au contraire des espèces uniques qui ont évolué sans ce prédateur.
Une bonne intention, un effet imprévu
- 1870Première remise en liberté connue
Des hérissons européens sont relâchés dans la région de Canterbury. D’autres introductions suivent à partir des années 1880.
- 1885–1912L’espèce est déplacée à travers le pays
Des sociétés d’acclimatation et des particuliers cherchent notamment un auxiliaire contre les limaces et escargots des jardins. Des hérissons gagnent ensuite l’île du Nord.
- Aujourd’huiUne population largement installée
Le hérisson occupe les prairies, les terres agricoles, les rivières en tresses et certains milieux forestiers néo-zélandais.
Le milieu n’avait pas les mêmes défenses.
Beaucoup d’oiseaux, de lézards et d’invertébrés endémiques de Nouvelle-Zélande ont évolué en l’absence de mammifères prédateurs terrestres comparables. Le hérisson peut manger des œufs et des poussins d’oiseaux nichant au sol, des lézards, des wētā, des escargots indigènes et d’autres invertébrés rares.
Ce n’est donc pas un jugement moral sur l’animal. Le problème vient du déplacement d’une espèce hors de l’écosystème dans lequel ses proies, ses concurrents et ses prédateurs ont coévolué.
Ce que fait — et ne fait pas — PIKHOG
Nous racontons cette histoire pour prévenir les introductions d’espèces et expliquer les choix de conservation néo-zélandais. Nous ne proposons pas l’application de signalement protecteur en Nouvelle-Zélande, nous n’y collectons pas de positions de hérissons et nous ne reproduisons pas de consignes d’élimination.
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